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Le Louxor en chantierPhotoPHOTO/VIDEOQUARTIER-LOUXOR

VISITE DU LOUXOR, novembre 2010

by PARIS-LOUXORjanvier 29, 2011

Visite du Louxor novembre 2010

Tagged 2010, Chantier, Louxor, Visite

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DÉCORATION DES PALISSADES, janvier 2011
LE LOUXOR, janvier 2011

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POSE DE LA BÂCHE, février 2011

Pose de la bâche décorative représentant la grande salle "Youssef Chahine".

février 24, 2011

POSE DE LA DÉCORATION DES PALISSADES, janvier 2011

Pose de la décoration représentant les mosaïques du Louxor

janvier 30, 2011

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La rédaction de PARIS-LOUXOR.fr

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[nouveau] Des histoires de cinéma(s), du Louxor, du quartier, de culture et de patrimoine à Paris et + rdv sur FB / Association (et non le cinéma).

Le Grand Pardon est à l’affiche du Louxor la semai Le Grand Pardon est à l’affiche du Louxor la semaine du 10 novembre 1982*. Photo : Harry Levy.

Réalisé par Alexandre Arcady, ce polar familial, souvent comparé au Parrain de Coppola, est l’un des derniers grands succès populaires projetés au Louxor avant sa fermeture comme salle de cinéma le 30 novembre 1983. 

Le film s’inspire librement de l’histoire des frères Zemour, figures du grand banditisme parisien des années 1970. Se reconnaissant dans cette famille de fiction, ils auraient menacé Alexandre Arcady au début du tournage, au point que le ministre de l’Intérieur de l’époque, Gaston Defferre, dû intervenir afin que le film puisse être réalisé sans incident.

Le film est marqué par une réplique devenue culte. Raymond Bettoun (Roger Hanin), chef du clan, s’adresse à son principal rival, Pascal Villars (Bernard Giraudeau) : 

« Tu n’as pas peur au moins ? T’as aucune raison d’avoir peur. Tu sais pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui, chez les Juifs, c’est le Kippour. Tu te rends compte de la chance que tu as ? C’est le Grand Pardon... Ce jour-là, le Grand Pardon, on peut rien faire ; ni travailler, ni recevoir de l’argent, ni... rien quoi. Sinon on est rayé du Livre. Aujourd’hui, dans le monde entier, tous les Juifs pardonnent à ceux qui leur ont fait du mal. Tous les Juifs. Sauf un : moi. Moi, je pardonne pas ! » Bam ! 💥 

*Quelques semaines plus tard, pour les fêtes de Noël, le cinéma programmera le 22 décembre 1982… Lawrence d’Arabie (1962)… le film de David Lean est de retour sur les écrans du Louxor cet été.
LAWRENCE D’ARABIE AU LOUXOR Avec son architecture LAWRENCE D’ARABIE AU LOUXOR

Avec son architecture égyptisante et son décor pharaonique, le Louxor a toujours entretenu un lien privilégié avec les grandes épopées historiques. Des « Derniers jours de Pompéi » à « Samson et Dalila », de « David et Goliath » à « La Guerre de Troie », en passant par le monumental « Cléopâtre » de Mankiewicz, sans oublier les aventures musclées de Maciste — le héros bagarreur capable d’affronter à peu près tout le monde, des fantômes aux gladiateurs en passant par Zorro —, les grandes fresques bibliques et les films à grand spectacle ont marqué la programmation du cinéma de Barbès.

Alors quel autre lieu que le Louxor pouvait accueillir Lawrence d’Arabie de David Lean, avec Peter O’Toole dans le rôle-titre ?

On y sera, prêts pour une traversée climatisée du désert sur grand écran total. Hydratation conseillée. ☀️😎🐪🐪🐪🧴
BARBÈS 1958, PHOTOGRAPHIE D’UNE ÉPOQUE Paris, 195 BARBÈS 1958, PHOTOGRAPHIE D’UNE ÉPOQUE

Paris, 1958. Johan van der Keuken photographie quatre enfants jouant devant une palissade. Une scène de rue banale dans le quartier populaire de Barbès, mais qui révèle, derrière son apparente simplicité, un monde aujourd’hui disparu : celui des cinémas de quartier. La mémoire de ces lieux demeure vivante dans l’esprit des habitants et de celles et ceux qui l’entretiennent et la préservent. La photographie agit alors comme un révélateur : elle ne restitue pas seulement une réalité passée, elle ouvre un espace d’imaginaire où chacun peut retrouver les traces d’une ville vécue et partagée, ses mouvements, ses usages et les habitants qui la font vivre. Elle transforme ainsi l’ordinaire en témoignage vivant d’une histoire commune.

À lire sur www.Paris-Louxor.fr
LILY MARLENE AU LOUXOR EN MARS 1953 Une affiche a LILY MARLENE AU LOUXOR EN MARS 1953

Une affiche annonçant la projection du film britannique “Lily Marlene” (1950), réalisé par Arthur Crabtree, avec Lisa Daniely, Hugh McDermott et Richard Murdoch.

Le film imagine la destinée de Lily Marlene, une chanteuse française interprétée par Lisa Daniely, dont la voix devient un instrument de propagande pendant la Seconde Guerre mondiale. Capturée par les Allemands, elle est contrainte d’intervenir sur les ondes depuis Berlin, tandis que les Alliés la soupçonnent de collaborer avec l’ennemi. 

Au-delà du mélodrame d’espionnage, le film interroge le pouvoir ambigu de la radio durant le conflit : média d’information, outil de manipulation et arme de propagande. 

Enregistrée en 1939 par la chanteuse allemande Lale Andersen, la chanson reste d’abord  confidentielle, mais en 1941, sa diffusion quotidienne par la station militaire allemande Radio Belgrade la rend célèbre, elle devient alors la chanson de tous les soldats (Allemands comme alliés). L’actrice Marlene Dietrich, exilée engagée aux côtés des forces alliées, reprendra “Lili Marlene” en 1944-1945 dans ses spectacles destinés aux soldats.

Trente ans plus tard, Rainer Werner Fassbinder proposera avec « Lili Marleen » (1981) une autre lecture inspirée de la véritable histoire de la chanteuse Lale Andersen et de ses rapports complexes avec le régime hitlérien. Le film sera porté par la remarquable interprétation de Hanna Schygulla, muse du cinéaste allemand. 

Le film soulève une question centrale : comment Lili Marleen, une chanson populaire quasi inconnue à ses débuts , a-t-elle pu transcender les lignes de front pour devenir à la fois un hymne partagé par les combattants des deux camps, un instrument de propagande et un véritable objet de mémoire de la Seconde Guerre mondiale ?

Affiche présentée lors de la grande exposition “Nos cinémas de quartier” organisée par Paris-Louxor à la Mairie du 18e arrondissement à l’occasion de la réouverture du Louxor en 2013. Coll. J.-S. Viguié
ENCORE UNE DÉCOUVERTE ! Deux documents qui éclaire ENCORE UNE DÉCOUVERTE !
Deux documents qui éclairent l’histoire du Louxor.

Nous vous proposons de découvrir aujourd’hui deux documents datés de 1983, consacrés au projet d’aménagement de trois salles de cinéma au Louxor (170, boulevard de Magenta). 

Le document de couverture, établi pour la Société Pathé Cinéma, est daté d’avril 1983, il porte une mention de modification de juin 1983, accompagnée de plusieurs visas administratifs. Il témoigne de la volonté de transformer le Louxor, alors exploité par Pathé, afin de l’adapter à l’évolution des modes d’exploitation cinématographique en créant un complexe de trois salles (à l’origine c’est un mono écran).

Ces documents illustrent une période charnière des années 1980, où de nombreux cinémas de quartier cherchaient à se réinventer face à la baisse de leur fréquentation, à l’essor de la télévision et de la vidéo à domicile, ainsi qu’à l’évolution des attentes du public. La création de plusieurs salles constituait alors une réponse largement adoptée par les exploitants pour tenter de préserver la viabilité économique de leurs établissements.

Ces plans témoignent aussi de l’une des dernières tentatives de modernisation du Louxor. Pourtant, ce projet ne sera jamais réalisé. Quelques mois plus tard, le 29 novembre 1983, le Louxor accueille sa dernière séance (Et le rideau sur l’écran est tombé 🎶), mettant un terme à plus de soixante ans d’exploitation cinématographique.

Il faudra attendre près de trente ans pour que le projet d’un Louxor à trois salles voie enfin le jour. Racheté et restauré par la Ville de Paris, le bâtiment rouvre ses portes en 2013 avec trois salles de cinéma. Ces documents constituent un témoignage précieux d’un projet resté sans suite, mais qui préfigurait le « nouveau » Louxor tel que nous connaissons aujourd’hui.

#Patrimoine #Cinéma #Architecture #noscinémasdequartier @paris_maville
PROGRAMMES DU LOUXOR DATANT DE 1924 et 1925. À l PROGRAMMES DU LOUXOR DATANT DE 1924 et 1925. 

À l’affiche sur le programme, « Les Yeux de l’âme » (Os Olhos da Alma, 1923), réalisé par Roger Lion, est l’un des films pionniers du cinéma portugais. Produit par l’écrivaine et productrice Virgínia de Castro e Almeida, il fut tourné entre Lisbonne et Nazaré avec l’ambition de faire connaître le Portugal à l’international. 

Pour la petite histoire, en décembre 1922, une scène tournée devant le Parlement portugais mettait en scène une insurrection avec des explosions simulées. Le pays traversait alors une période de grande instabilité : crises politiques à répétition, inflation, chômage, hausse du coût de la vie, grèves, attentats et tentatives de coup d’État marquant les dernières années de la Première République (1910-1926). Les autorités prirent la scène pour une véritable émeute. Le tournage fut interrompu, Roger Lion fut brièvement arrêté et la pellicule saisie, avant que le malentendu ne soit finalement levé. Quelques années plus tard, le coup d’État militaire de 1926 ouvrit la voie à la « Dictature nationale », puis au régime autoritaire de l’Estado Novo, qui ne prendra fin qu’avec la Révolution des Œillets en 1974.
[1921] Première page d’un programme de l’année de [1921] Première page d’un programme de l’année de l’inauguration du Louxor !
Si vous vous promenez du côté de l’année 1958, on Si vous vous promenez du côté de l’année 1958, on vous rappelle qu’il y a une reprise de Pépé le Moko avec Jean Gabin au Louxor. Photogramme INA
Dans une cave de la Goutte d’or, un collectionneur Dans une cave de la Goutte d’or, un collectionneur nous dévoile ses trouvailles. Le carrefour #Barbès avec le Louxor en arrière plan, sur la couverture du polar « Sidi Ben Barbès » (1978) de Jean-Charles Fauque #SuperNoire @Gallimard #litterature #CinemasdeParis
HONNEUR AU COLONEL FABIEN Ⓜ️ BARBÈS-ROCHECHOUART HONNEUR AU COLONEL FABIEN Ⓜ️ BARBÈS-ROCHECHOUART

📷 Image 1 Honneur au résistant et militant communiste Colonel Fabien (Pierre Georges), métro Barbès-Rochechouart avec en arrière-plan le café Rousseau. Sur la banderole : “Le coup de révolver de Fabien à Barbès a fait plus pour la Libération du pays que cent discours” Laurent Casanova (résistant et député PCF) / Ici. Le 23 août 1941 a été abattu le premier officier allemand par celui qui allait devenir le glorieux Colonel Fabien. « L’attentat du métro Barbès » sert de trame au film « Section spéciale » de Costa Gavras (1975) #Barbès #mémoirevivante #mémoiredeParis Photo. Collection particulière.DR.

📷 Image 2 La scène, reconstituée dans “Section spéciale”, se situe le 21 août 1941 à 8h, heure à laquelle le Colonel Fabien tua sur le quai du métro Barbès-Rochechouart un officier de la Kriegsmarine Alfons Moser. Premier attentat contre les troupes d’occupation. 

📷 Image 3 Une plaque apposée sur l’un des piliers de la station de métro Barbès–Rochechouart rappelle cet événement, mais avec une erreur de date : « Ici a été abattu, le 23 août 1941, le premier officier allemand par celui qui devait devenir le glorieux Colonel Fabien, ancien FTPF – 19/8/45 » (photo GoutteDor.net). L’attentat eut pourtant lieu le 21 août 1941. L’origine de cette erreur, reprise par la suite sur une banderole de commémoration, demeure inexpliquée, si vous avez une idée... La date du 19 août 1945 renvoie à la décision de rebaptiser la station de métro “Combat” – qui tirait son nom d’un établissement où se déroulaient des combats d’animaux au XVIIIe siècle – en “Colonel Fabien”, tout comme la place du même nom. À la même époque, plusieurs autres stations parisiennes furent renommées en hommage à des résistants ou à des victimes de l’Occupation, notamment Guy Môquet, Charles Michels, Corentin Cariou, Trinité – d’Estienne d’Orves, Corentin Celton, Jacques Bonsergent et Marx Dormoy.

📷 Image 4 Barbès côté Tati (ou plutôt Dupont-Barbès) dans “Section spéciale” avec en arrière plan une baraque de forain.
[AVANT LE LOUXOR] 170 BOULEVARD MAGENTA, PARIS 10è [AVANT LE LOUXOR] 170 BOULEVARD MAGENTA, PARIS 10ème 

📷 Image 1 Le Boulevard Barbès, côté 18e 
Au 170 boulevard de Magenta, bien avant le Louxor, l’enseigne Renouard (à ne pas confondre avec son auguste homophone montmartrois qui a certainement connu la boutique) tenait un commerce « exotique ». Ce « marchand d’oiseaux, chats, chiens et volailles de toutes espèces » vendait des cages, volières et ornements de jardin. En août 1868, nous rapporte « L’Opinion nationale » il proposait même une « grande volière chinoise avec parterre de fleurs et jet d’eau », témoignage du goût du Second Empire pour les jardins d’hiver et les décors flamboyants que l’on retrouve également aux Galeries Dufayel voisines. Quelques années plus tard, l’adresse change complètement de vocation avec l’installation du magasin de nouveautés “Au Paris Nouveau”, précurseurs des grands bazars populaires à bas prix qui feront bientôt la réputation du quartier.

📷 Image 2 Carte réclame, chromo « Au Paris Nouveau », - Je présuppose, jeunes tapins, que la vue de cette tour n’a rien qui vous étonne, habitués que vous êtes à voir votre major. (ici le terme “tapin” désigne de jeunes recrues) coll. Mucem. Edt. H.Sicard/C. Berbez 

📷 Image 3 En 1897, « Au Paris Nouveau » cède la place « Au Sacré-Cœur des Nouveautés », le propriétaire M. Courcelles change de nom profitant ainsi de la publicité faite à la construction progressive (Débutée en 1875, elle s’achèvera en 1923) de l’emblématique Basilique du Sacré-Cœur. Comme la plupart des autres enseignes parisiennes de la Belle époque, il propose vêtements, mercerie, linge, rubans, chapeaux, vêtements et objets de la vie quotidienne à prix abordables. Tout ce qui est nécessaire à l’équipement des ménages. Un modèle fondé sur la rotation rapide des marchandises, des vitrines bien achalandées et de la publicité dans les journaux, une étape intermédiaire entre la petite boutique traditionnelle et le grand magasin moderne. Son emplacement au carrefour Barbès, l’un des plus fréquentés du nord de Paris, lui permet de bénéficier de l’essor commercial du quartier. 

(Suite en commentaire) #mémoiredeparis #mémoirevivante #culture #noscinémasdequartier #Paris
[Le saviez-vous ?] Le Louxor a intégré deux fauteu [Le saviez-vous ?] Le Louxor a intégré deux fauteuils originaux aux motifs néo-égyptiens (1921) dans la grande salle (1. Youssef Chahine).
LE LOUXOR AU CINÉMA Le Louxor, en arrière-plan, LE LOUXOR AU CINÉMA 

Le Louxor, en arrière-plan, dans cette scène du film « Le Thé à la menthe » de Abdelkrim Bahloul, avec comme acteur principal Abdellatif Kechiche (à droite), dans sa première apparition au cinéma. Film tourné la dernière année d’exploitation du Louxor, en 1983. #CinemasdeParis #noscinémasdequartier #Louxor
GALERIES DUFAYEL, L’UN DES PREMIERS CINÉMAS DE PAR GALERIES DUFAYEL, L’UN DES PREMIERS CINÉMAS DE PARIS DANS LE PLUS GRAND MAGASIN DU MONDE

Retour sur l’un des premiers cinémas de Paris, au sein des Galeries Dufayel, « plus grand magasin du monde » dans les années 1910. 38 000 m2 de surface commerciale pour un total d’un peu plus d’un hectare. Situées entre la rue Clignancourt et le boulevard Barbès, au pied de la Butte Montmartre.

📷 Image 1 Construit en 1856, le Palais de la Nouveauté prend le nom de Galeries Dufayel en 1888. En 1912, Dufayel est le plus grand magasin du monde avec près de 15 000 salariés ! Et c’est aussi l’un des tout premiers cinémas de Paris en 1896. #Paris18 #CinemasdeParis 

📷 Image 2 Dufayel est l’un des premiers à développer le crédit à tempérament, appelé également crédit populaire, ancêtre du crédit à la consommation. Il revendique jusqu’à 3,5 M clients au début du XXe siècle.

📷 Image 3 il est doté d’une luxueuse salle des fêtes, d’un jardin d’hiver orné de plantes exotiques, le tout surplombé d’une immense verrière. Et pour rester dans la démesure, il dispose d’une piste cyclable pour tester son vélo ou ses patins à roulettes !

📷 Image 4 Magie du cinématographe, qqs mots pour séduire et projeter les spectateurs « Imitation parfaite des bruits de l’eau, du pas des hommes et des chevaux, du roulement des attelages, de la crépitation de la fusillade, du grondement des canons etc. »

📷 Image 5 Une salle de 250 places accueille, dès 1896, des attractions et des projections du cinématographe Lumière. La première séance a lieu le 29 mars 1896 à 14h. annoncée comme un « concert-promenade » avec un orchestre de 105 musiciens. À partir de 1899, l’établissement est associé à Pathé. Le cinéma ferme ses portes en 1914, avant de renaître en 1933. Il baisse définitivement son rideau en 1939.

📷 Image 6 Publicité pour les magasins Dufayel, dans un programme du Louxor de novembre 1924.

📷 Image 7 Publicité murale des magasins Dufayel « entrée libre, nombreuses attractions » sur l’immeuble attenant la « Chope flamande » futur Café Rousseau, aujourd’hui Brasserie Barbès. Autre magasin de nouveautés, « Au Sacré-Coeur » à l’actuel emplacement du Louxor construit en 1921. (à droite)
CINÉMAS DE PARIS. LE MOULIN ROUGE 📷 Image 1 Le Mo CINÉMAS DE PARIS. LE MOULIN ROUGE

📷 Image 1 Le Moulin rouge Cinéma en 1930, à l’affiche “Le Roi des resquilleurs”, une comédie réalisée par Pierre Colombier. Crédit; Édition d’art Jan / Musée Carnavalet

Nous revenons sur l’histoire de ce lieu emblématique du cinéma parisien, qui a vu se croiser de nombreux artistes, parmi lesquels deux amis et voisins de la Cité Véron, Boris Vian et Jacques Prévert — dont l’appartement-musée de ce dernier fut un temps menacé de disparition par les propriétaires de la salle de spectacle. 

Construit sur la place Blanche à l’occasion de l’Exposition universelle de 1889, le Moulin Rouge a hébergé un cinéma pendant un demi-siècle (de 1929 au début des années 1980) : une belle salle de 1 400 à 1 500 places dotée d’un foyer et d’un bar, aménagée sous le célèbre cabaret. Les premières expériences cinématographiques datent de 1903 et se poursuivent en 1907 avec l’installation d’une cabine de projection démontable Gaumont. Joseph Oller, co-fondateur du Moulin Rouge, fait construire un vrai cinéma en 1913 en sacrifiant une partie de l’établissement avec une entrée séparée du music-hall. A peine sera-t-il inauguré qu’un incendie le dévaste totalement la même année.
Le Moulin Rouge devient une salle de première exclusivité à partir de 1929 avec des films comme La Journée du grand « Duke » (The Duke Steps Out) de James Cruze avec Joan Crawford et La Route est belle de Robert Florey (1930).

(Suite en commentaire et lien en bio)
#cinémasdeparis @_parisculture_ @paris_maville #moulinrouge
DE LA LUMIÈRE À L’OBSCURITÉ. 📷 Image 1 Les premi DE LA LUMIÈRE À L’OBSCURITÉ. 

📷 Image 1 Les premières projections du cinématographe Lumière

Aux débuts du cinéma, bien que la projection exigeait d’assombrir la salle afin de capter l’attention du public sur l’écran et de lui offrir les meilleures conditions de visionnage, les séances se déroulaient généralement dans une salle faiblement éclairée plutôt que dans le noir complet. La pénombre répondait à plusieurs préoccupations. Elle permettait d’abord de rassurer un public encore peu habitué à l’obscurité et répondait également à des impératifs de sécurité : les films étaient alors réalisés sur des pellicules en nitrate de cellulose, un matériau extrêmement inflammable. Maintenir un certain niveau d’éclairage facilitait les déplacements des spectateurs et pouvait favoriser une évacuation plus rapide en cas d’incident.

📷 Image 2 Le Bazar de la Charité

Deux ans après la naissance du cinéma, l’effroyable incendie du Bazar de la Charité, survenu le 4 mai 1897, où périrent 130 personnes dont une bonne partie de la haute société de l’époque renforça les inquiétudes liées aux risques d’incendie dans lieux de divertissement. Le feu se déclara dans l’espace dédié à la présentation du cinématographe, une allumette frottée par le projectionniste pour allumer la lampe de l’appareil de projection Molteni. La flamme, l’oxygène, la combustion des vapeurs d’éther et le décor inflammable suffisent à embraser en un rien de temps le bâtiment…

(Suite en commentaire)
M° BARBÈS-CINÉMA « Les Portes de la nuit », Barbès M° BARBÈS-CINÉMA
« Les Portes de la nuit », Barbès et le canal de l’Ourcq reconstitués en studio, un film polémique dans la France de l’après-guerre. 

📷 Image 1. La station Barbès-Rochechouart reconstituée.

« Les Portes de la nuit » (1946). Par soucis d’économie et de logistique, Marcel Carné fait reconstituer, avec la complicité du célèbre décorateur Alexandre Trauner, la station Barbès-Rochechouart et le canal de l’Ourcq, à Joinville et au studio Francœur (auj. @lafemis.paris ). Le film est une adaptation de « Rendez-vous » un ballet écrit par Jacques Prévert, mis en scène par Roland Petit. 
 
Forts de ses précédents succès (« Hôtel du Nord », « Les Visiteurs du soir », « Les Enfants du Paradis » etc.) Carné ne lésine pas sur les moyens,  neuf mois de tournage, la construction d’un décor d’un réalisme stupéfiant, les moyens mobilisés, plus de cent millions de francs de l’époque, suscitent la polémique. Les investissements pour la réalisation du film s’accordent mal avec la période de pénurie qui sévit, nous sommes un an seulement après la fin de la guerre, en 1946. Une partie de l’opinion publique juge ces dépenses indécentes. On ironise jusqu’à l’affubler du nom de « Carné de chèques ». Toutefois, il n’ira pas jusqu’à reconstituer le Louxor en arrière-plan ! 

📷 Image 2. Le canal de l’Ourcq version Trauner 

Marcel Carné s’en défend dans un entretien donné au Figaro publié le 6 décembre 1947 : 
« On me reproche d’avoir reconstruit pour « Les Portes de la Nuit » la station de métro Barbès et le canal de l’Ourcq. Aurais-je été le seul, ces temps derniers, à utiliser de grands décors ? Mais prenons l’exemple du canal de l’Ourcq. Les scènes furent tournées en plein été avec des nuits fort courtes. Une journée entière aurait été indispensable à l’installation du matériel d’éclairage et de prise de vue ; la nécessité s’imposait aussi de jeter sur le canal d’immenses « praticables ». La journée terminée, il était donc impossible de tourner. En accord avec l’équipe technique, nous avons reconstitué les lieux grâce à un décor en trompe-l’œil. J’ai évité des pertes de temps. J’ai donc gagné de l’argent... »

(Suite en commentaire)
LE MEGATOWN 📷 Image 1 Après la fermeture du Louxo LE MEGATOWN

📷 Image 1 Après la fermeture du Louxor en 1983, la salle est abandonnée et devient un lieu de squat. Un studio de répétition clandestin s’installe dans les sous-sols… bientôt remplacé par une boîte de nuit antillaise « La Dérobade » (1986-1987) … 

📷 Images 2, 3, 4, 5, 6 … avant de céder la place, de 1987 à 1990, au Megatown, « la plus grande boite gay de France » animée par David Girard. 

📷 Images 7, 8, 9 et 10 On croise le Megatown dans le film « Les prédateurs de la nuit » de Jesús Franco sorti sur les écrans en 1988 avec notamment Brigitte Lahaie, Helmut Berger, Stéphane Audran et Telly (Kojak) Savalas. (On reconnaît les mosaïques de la façade du Louxor).

Photos. Paris-Louxor (pendant le chantier) et photogrammes et extraits du film « Les prédateurs de la nuit ».
CARAMBA (1986) De Philippe Decouflé 📷 Photogramm CARAMBA (1986) De Philippe Decouflé 

📷 Photogrammes. Numeridanse.
En ce rude hiver 1986 (-15 °C à Paris), Philippe Découflé tourne sa première fiction cinématographique, Caramba, un court-métrage réalisé dans un Louxor abandonné. Dès les premières images, on reconnaît la terrasse du cinéma parisien avec ses mosaïques et la structure métallique qui ornait alors le fronton. Le comédien et danseur fétiche de Découflé, le regretté Christophe Salengro, fait son apparition dans un décor quasi apocalyptique, puis se succède une série de tableaux burlesques et scénographiés, véritables marqueurs de l’univers du chorégraphe, l’ensemble est accompagné par la musique tout aussi ludique qu’hypnotique d’Hugues de Courson. Ce film expérimental s’inscrit quelques années avant la reconnaissance internationale de Découflé, avec notamment la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver d’Albertville en 1992.
HENRI SAUVAGE, L’ARCHITECTE DES AMIRAUX 📷 Image HENRI SAUVAGE, L’ARCHITECTE DES AMIRAUX 

📷 Image 1 
La piscine des Amiraux #Paris18 fait partie d’un ensemble construit entre 1922 et 1927, composé d’immeubles d’habitation à bon marché « en gradins » et d’une piscine inaugurée en 1930. Mais le projet initial prévoyait d’accueillir une salle de... 🎬 cinéma !

📷 Image 2 
L’ensemble des Amiraux est l’œuvre de l’architecte Henri Sauvage, auteur notamment de la Villa Majorelle à Nancy et des magasins Art déco de la Samaritaine (1928-1930).

📷 Image 3 
Architecte et décorateur, Henri Sauvage est l’un des précurseurs de l’Art déco. Il construit deux cinémas parisiens au début des années 1920 : le Gambetta-Palace (Juin 1920) Paris20 , aujourd’hui @mk2 Gambetta — dont quelques éléments décoratifs subsistent en façade — et le Sèvres Paris7, (avril 1921-Juillet 1975).

📷 Image 4 
On lui doit également le célèbre Sphinx (1931), maison de tolérance à la décoration d’inspiration égyptienne. Fréquenté par le Tout-Paris des arts et des lettres — de Colette à Sartre, en passant par Marlene Dietrich, Gary Cooper ou Foujita — l’établissement est détruit en 1962. Une agence de la Banque Populaire occupe aujourd’hui son emplacement.

📷 Image 5 
Résolument moderne, il passe de l’Art nouveau à l’Art déco, Henri Sauvage présente au Salon d’automne de 1928 un gigantesque projet d’immeubles d’habitation en forme de pyramide à gradins. Celui-ci devait être édifié quai de Passy, à l’emplacement de l’actuelle Maison de la Radio Paris16

📷 Image 6 
Le projet est spectaculaire : une pyramide de 80 mètres de haut regroupant près de 600 logements à prix modérés, chacun doté d’une terrasse individuelle. L’ensemble comprend également des jardins suspendus, des courts de tennis avec 3 000 places de tribune et même un garage automobile à l’étage de chaque locataire. C’est Babylone !

📷 Image 7 
Futuriste, ce projet d’habitat collectif porte le nom de « Metropolis », comme la ville du célèbre film de Fritz Lang, sorti en 1927 et dont l’action est censée se dérouler en... 2026 ! Une ville sous surveillance constituée de deux strates sociales où la technologie accentue les inégalités… (!) 

(Suite en commentaire)
#memoiredeparis 
#artdeco
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    • Ecran Total
      Renaissance du Louxor, palais du cinéma
    • Evous
      Louxor : le Conseil de Paris donne son aval au futur exploitant
    • Evous 10e
      Le Louxor a sa place sur la toile !
    • France Culture
      Jeudis de l'Architecture avec Emmanuelle Lallement (à la 30ème minute) autour de son livre sur Barbès
    • France inter/ Ouvert la nuit
      Nos cinémas de quartier
    • L'Express.fr
      Jean-Pierre Mocky rachète l'Action Ecoles
    • Le Figaro
      Le cinéma retrouve ses temples
    • Le Figaro
      Le Louxor, un record d'entrées
    • Le Figaro
      Le Louxor a son repreneur
    • Le Figaro Paris
      La résurrection du cinéma le Louxor
    • Le FigaroScope
      Barbès Remix
    • Le Monde
      Le nouveau Louxor revient à l'affiche
    • Le Monde
      A Barbès, le Louxor retrouve ses ors
    • Le Parisien
      Les travaux pharaoniques démarrent au Louxor
    • Le Parisien
      Promenez-vous dans l'histoire du cinéma
    • LeMonde.fr
      La renaissance du cinéma Louxor par la Toile
    • Les Inrocks
      Le “Louxor” refait boom boom à Barbès
    • Libération
      Louxor, le grand jeu / "Pas un mausolée, mais une salle de ciné"
    • Mairie du 10e
      Ouverture du site internet www.paris-louxor.fr
    • Metronews
      Que sont devenus les anciens cinémas de Paris ?
    • Moline Mercerie
      La renaissance du Louxor-Palais du cinéma
    • MONDOMIX
      Autour de Barbès Remix / XULY.Bët
    • Parisianisme
      Nouveau spot _ Le Louxor
    • RFI english
      Paris's Luxour cinema, open for business
    • Salles-cinema.com
      Vivre ensemble le cinéma : le Louxor en son quartier
    • Télérama
      Barbès Remix par PARIS-LOUXOR
    • Telerama Sortir
      Apéro Paris-Louxor
    • Telerama.fr
      Trois sites sinon rien
    • Toutelaculture.com
      Le Louxor : La renaissance du cinéma
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